Textes

Paroles d’ados

Ça me chauffe la tête
Perturbation dans la tête
Dans la rue, 8 mois
Impossibilité de me concentrer
Ça me chauffe la tête
Je monte et je descends

Ça me fait couler les larmes
Seul !
Ça me rend fou
Si je continue, ça peut me perturber
Toujours courir, associations, hébergement, prise en charge …
Pas de solution fiable
Redoubler l’effort

Rien n’a marché jusqu’à présent
Un jour ça va marcher …
Je vais être content.

S. – 16 ans – guinéen

Je veux aller à l’école pour apprendre comme les autres enfants.
Je veux avoir des droits pour faire ce que les autres enfants arrivent à faire.
J’ai toujours eu une vie difficile.
Je n’en peux plus et je n’ai plus de force pour me battre pour ma survie.
On vit dans la misère.

H. – 16 ans Ivoirien

Peut-être que l’Afrique est pourrie
mais je ne pensais pas qu’un jour, en France,
j’allais passer une nuit dehors sans dormir,
en subissant des paroles déplacées.

D. – 15 ans – malien

Propos transcrits par la Timmy

Maintenant, je vais raconter

Maintenant, je vais raconter Mamadou Aliou Diallo, Nadia Goralski

Migrant

une bande dessinée de Eoin Colfer et Andrew Donkin, dessins de Giovanni Rigano, octobre 2017, Hachette comics

Le parcours terrifiant d’Ebo qui, à douze ans, se retrouve seul dans son village du Ghana : son frère vient de se mettre en route pour tenter de retrouver sa soeur partie pour l’Europe. Ebo décide de laisser son village derrière lui pour retrouver son frère. Son périple passe par l’impitoyable désert, la violence des rues de Tripoli puis les eaux noires et glaciales de la Méditerranée que – comme tant d’autres – il va affronter en montant, sans savoir nager, sur un zodiac…

La migration

I am somebody Je suis quelqu’un

Je me suis toujours demandé.e pourquoi quelqu’un ne faisait pas quelque chose pour ça, et puis j’ai réalisé que je suis quelqu’un.

Auteur : inconnu

Dans une maison un grand cerf

Dans une maison un grand cerf
Regardait par la fenêtre
Un lapin venir à lui
Et frapper chez lui
Cerf ! Cerf ! Ouvre moi !
Ou le chasseur me tuera !
Lapin, lapin entre viens,
Me serrer la main.

Appel du 1e février 1954

Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s’accrochent […] où l’on lise […] ces simples mots : toi qui souffre, qui que tu sois entre, dors, mange, reprend espoir, ici on t’aime. […] Devant leur frère mourant de misère, une seule opinion doit exister entre Hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure. Je vous prie, aimons nous assez, tout de suite, pour faire cela.

Appel du 1e février 1954, à l’initiative de l’abbé Pierre

En 1954, cet appel a été fait au nom de l’âme commune de la France. En nos temps de mondialisation, il se répète, au nom de l’Humanité.

Dans le téléphone d’une migrante syrienne

De la Syrie à l’Allemagne, carnet de route d’un exil au travers des messages échangés par messagerie (automne 2015).

Lire sur Le Monde.fr